La vengeance de Voldemort
Le lendemain matin, les
élèves de Poudlard se levèrent de bonne heure. Si bien que la Grande Salle
était déjà très peuplée lorsque Ron, Harry et Hermione pénétrèrent dans la
pièce.
“- Hé, Harry ! lui lança Fred alors que les trois amis
regagnaient leurs places. On joue contre Serdaigle dans trois semaines ! C’est
génial, non ?
- C’est
excellent, tu veux dire ! Au fait, on reprend l’entraînement dès demain soir !
Ca vous va ?
- Pour sûr !
Vivement qu’on mette la raclée aux Serdaigle, puis aux Serpentard, et enfin,
aux bulgares ! répliqua Georges.
- Hum ! approuva
Angelina. Ils vont en avoir pour leurs frais, les bulgares ! On va leur montrer
ce qu’est l’équipe de Gryffondor !”
Ils discutèrent ainsi pendant encore un bon quart
d’heure, avant de se décider à manger. Harry jeta un regard à la table des
professeurs.
“- Tiens, Dumbledore n’est pas là ! lança-t-il à
Hermione.
- Oui, c’est
bizarre d’ailleurs !
- Bah, il doit
être à son bureau ! rétorqua Ron. Ne commencez pas à voir des problèmes partout
! Et dépêchez-vous de manger, n’oubliez pas qu’on a des recherches à faire,
après la Botanique !”
En effet, un quart d’heure après la fin du cours de
Botanique, les trois amis étaient installés à la bibliothèque, à une table la
plus éloignée possible de madame Pince.
Leurs deux heures de libre passèrent rapidement. Excepté
la fois où il recherchait des sortilèges, pour passer les épreuves du tournoi
des trois Sorciers, Harry ne se rappelait pas avoir lu autant de livre en si
peu de temps. La rubrique des châteaux et manoirs anglais devaient détenir le
record du plus grand nombre de livre traitant sur ce sujet. Heureusement, les
monuments étaient classés par ordre alphabétique.
“- Fiou ! Ca ne sert à rien ces recherches ! soupira
Ron, en refermant “Souvenirs
médiévaux de Grande-Bretagne”. Plus d’une heure de recherches, et qu’est-ce
qu’on a ? Une trentaine de noms qui pourraient correspondre.
- Ah, j’ai un
nouveau nom ! intervint alors Hermione. New Castle ! Un manoir du XVIIème
siècle. Il est abandonné depuis près d’un siècle et aurait la réputation d’être
maudit !
- Ca me dit
quelque chose ! Je l’ai déjà entendu quelque part ! remarqua alors Harry.
- On pourrait
chercher dans les archives, suggéra Hermione. J’ai lu dans “l’Histoire de
Poudlard” que Poudlard était l’école qui possédait les archives les plus
complètes du monde, et remontant jusqu’à sa création, soit il y a un peu plus
de mille ans !
- Hum ! Tiens, un
autre nom : le château de Nordet, une bâtisse moyenâgeuse ! A cette époque ils
avaient des prisons, non ? remarqua Harry.
- Oui ! Mais en
général, ils ne gardaient pas leurs prisonniers très longtemps ! rétorqua
Hermione, la tête entre les mains, consultant distraitement le sommaire de “La
Renaissance en Angleterre”.
- Bon, on ferai
mieux d’arrêter là ! On regardera dans les Archives plus tard, d’accord ?
intervint Ron.
- Eh, si on
empruntait le dossier de cette année, on pourrait le lire à loisir ?” suggéra
Hermione, en se levant.
Sans attendre la réponse de ses amis, elle alla se
renseigner auprès de Madame Pince, tandis que Ron et Harry rangeaient les livres
qu’ils avaient utilisés, à leur place. Hermione les rejoignit avec le dossier
des trente dernières années.
“- Hermione, t’es cinglée ou quoi ? s’écria Ron, en
voyant l’épaisseur du dossier. Il y avait pas plus gros ?
- Si ! Mais, ici,
ils les classent par tranches de trente ans. Mais ces dossiers sont très précis
! Et puis, si on veut comprendre le présent, il faut comprendre le passé !
C’est un principe fondamental ! Si vous préférez, je le garderai dans mon
dortoir !
- J’espère bien,
Hermione ! répliqua Ron, alors qu’ils quittaient la bibliothèque. Eh, dans ce
dossier, alors, il y aurait tout le règne de Vous-Savez-Qui, alors ?
- Ben, il y a des
chances ! Et il devrait aussi y avoir tout ce qui a touché Poudlard, les
étudiants de l’école, etc...! Ainsi que tout ce qui s’est passé, principalement
du côté sorcier, mais aussi Moldus ! Ca pourrai être intéressant ! Vu que je
suis prête à pariée que Vous-Savez-Qui s’est installé du côté Moldus.
- Mouais ! Alors,
Hermione, impatiente de revoir ton Vicky ?
- Ron, arrête de
l’appeler comme ça ! s’énerva Hermione.
- Oh, arrêtez-vous, tous les deux !
s’impatienta Harry. Ah ! Bonjour professeur McGonagall !” lança-t-il en
apercevant la directrice de leur maison.
Celle-ci
paraissait soucieuse.
” - Vous n’avez
pas cours, tous les trois ? s’étonna-t-elle en les apercevant.
- Non ! On devait
avoir Potion ! répondit Hermione.
- Tant mieux !
Vous allez pouvoir me rendre un service, tous les trois ! soupira-t-elle. Le
professeur Dumbledore ayant dû s’absenter pour un moment...!
- Dumbledore est
parti ? s’écrièrent en chœur les trois adolescents.
- Il devait aller
voir Cornélius Fudge ! Mais, rassurez-vous, il m’a expliqué comment assurer la protection
de Poudlard, en son absence ! Et puis, Vous-Savez-Qui, n’est pas sensé savoir
qu’il s’est absenté ! Enfin, ce n’est pas ce qui compte ! Je voudrais que vous
m’aidiez à préparer l’arrivée des bulgares ! Bien sûr, vous serez dispensés de
cours pour la journée ! Vous êtes d’accord ?
- Bien sûr,
professeur ! assura Ron. Mais on pourrait peut-être ramener nos affaires à la
Tour de Gryffondor avant, non ?
- Mais allez-y !
Je vous attendrai dans le hall ! Et comme ça, ça me laissera le temps de prévenir
vos professeurs que vous n’assisterez pas à vos cours aujourd’hui !”
Sur ce, elle partit vers la Salle des Professeurs, tandis
que les trois adolescents reprenaient le chemin de leur tour, pour y déposer
leurs affaires.
“- Ca ne me plaît pas cette histoire ! remarqua Hermione.
- Moi non plus !
Surtout vu les circonstances, Dumbledore n’aurait jamais quitté Poudlard !
approuva Harry.
- Oh, arrêtez
tous les deux ! intervint Ron. Il n’avait peut-être pas le choix, après tout !
Et puis, je suis sûr qu’il sera revenu dès demain ! Regardez les choses du bon
côté ! On est dispensé de cours, de toute la journée !
- Peut-être, mais
j’aurai préférée être en cours que travailler, vu la bonne humeur de
McGonagall, on ne va pas avoir le temps de souffler !” rétorqua Hermione.
Et il se révéla, une fois de plus, que Hermione avait
raison. En effet, ils passèrent tout leur temps à courir d’un bout à l’autre du
château pour diverses occupations, notamment une qui consistait à trouver
Peeves, pour lui dire qu’il pourrait assister au festin organisé pour la venue
des élèves de Durmstrang, mais à la seule condition de se tenir tranquille.
Peeves, de mauvaise humeur, les voyant venir, fit tout ce qu’il pouvait pour
les éviter, si bien qu’ils passèrent deux bonnes heures à lui courir après.
Si bien que, lorsque les autres élèves purent quitter
leurs salles de cours, les trois amis étaient épuisés. Ils restèrent donc assis
sur les marches de l’escalier de marbre, tandis que leurs camarades remontaient
dans leurs dortoirs pour déposer leurs affaires.
Un peu avant 18h00, tous les élèves furent rassemblés et
mis en rang, par maison et par année, par les responsables de leurs maisons
respectives, dans le Parc, devant l’entrée du château. L’attente dans la
fraîcheur de cette fin d’après-midi, fut brève. En effet, les Bulgares ne
tardèrent pas à se manifester, en faisant une entrée aussi spectaculaire que
l’année précédente. Les élèves de Durmstrang arrivèrent peu après, dans le même
bateau que l’année précédente, qui apparut, dans un grand tourbillon, au milieu
du lac. Le vaisseau ayant accosté, un homme mince, au crâne chauve, couvert
d’une cape de fourrure argentée en sortit, suivit par une vingtaine d’élèves
dont les capes de fourrures qu’ils portaient, laissaient apparaître leurs robes
écarlates. La tenue des nouveaux venus contrastaient fortement avec les robes
noires des élèves de Poudlard qui saluèrent leur arrivée par des
applaudissement chaleureux, tandis que McGonagall venait saluer Mr Valdiakov
(ou un truc comme ça, d’après ce que comprirent Harry et Ron). Un des élèves de
Durmstrang qui avaient enlevés leurs capes, apercevant Ron, Harry et Hermione
(surtout Hermione !), s’avança vers eux. Les élèves murmurèrent à l’approche de
cet élève au nez arrondi, aux sourcils épais et à la démarche gauche et
traînante, du meilleur attrapeur de Quidditch du Monde, Viktor Krum, qui vint
saluer les trois amis, sous les regards envieux de leurs camarades. Pour une
fois, Ron ne trouva aucune raison d’en vouloir à Hermione de “sortir” avec une
célébrités, devinant facilement que c’était grâce à Hermione que Krum venait
leur parler.
Enfin, tous purent rentrer au château. Les élèves de
Durmstrang qui n’étaient pas venus à Poudlard l’année précédente, s’extasièrent
à la vue du ciel crépusculaire de la Grande Salle. Une bannière aux armoiries
de Poudlard, un grand “P” entouré d’un lion, d’un serpent, un blaireau et un
aigle occupait le mur qui se trouvait derrière la table des professeurs. Sur
les autres murs, derrière les tables des élèves, étaient suspendues les
bannières des quatre maisons : la rouge au lion doré des Gryffondor, la verte
au serpent argenté des Serpentard, la jaune au blaireau noir des Poufsouffle et
la bleue à l’aigle de bronze des Serdaigle. Les fantômes du château étaient
dispersés autour des tables recouvertes de nappes blanches brodées d’or sur
lesquelles étaient posés plats, carafes, couverts, gobelets et assiettes d’or.
Les Gryffondor, à leur plus grand étonnement (excepté Ron, Harry et Hermione),
aperçurent Peeves, assis à côté du Baron Sanglant. Les élèves s’installèrent à
leurs places, les Bulgares venant, cette fois-ci, à la table des Gryffondor.
Les professeurs, eux, rejoignirent leur table. Des murmures s’élevèrent parmi
la foule des élèves. Où était Dumbledore ? Le professeur McGonagall se leva
alors et vint répondre à leur question.
“- Avant tout, il serait bon que je vous explique
certaines choses ! commença-t-elle. Le professeur Dumbledore a dû s’absenter
pour quelques jours. En tant que directrice adjointe, je suis chargée de le
remplacer pendant ce temps et d’assurer le bon fonctionnement de l’école. Mais,
je vous rassure, même malgré l’absence de Dumbledore, les mesures de sécurité
sont maintenues. Sur ce, je voudrai souhaiter la bienvenue à tous nos invités
de Durmstrang dont le directeur, Monsieur Valdaviakof (et non Valdiakov, comme
le pensaient Harry et Ron) a souhaité opposer ses meilleurs joueurs de
Quidditch de son école aux vainqueurs de notre propre tournoi. Bien sûr, ce
match sera, avant tout, amical et permettra de renforcer les rapports entre nos
deux écoles. Sur ces mots, je vous souhaite bonne appétit et que le festin
commence !”
A ces mots, les plats et les carafes d’or se remplir de
mets variés, notamment de plats bulgares, en plus des habituels ragoûts et
autres plats anglais. Les élèves se jetèrent sur les plats avec appétit.
Les Gryffondor discutaient avec animation, sous les
regards écœurés de Malefoy, avec les élèves de Durmstrang qui bien que, d’après
des rumeurs, tous adeptes de la magie noire, restaient très sympathique. Les
Gryffondor et les bulgares abordèrent rapidement le sujet de prédilection de
tous, le Quidditch.
L’heure
de rejoindre les dortoirs arriva. Les élèves de Poudlard rejoignirent leurs
Salles Communes, tandis que ceux de Durmstrang regagnaient leur bateau.
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